Selon la FAO, environ 34 % des stocks de poissons mondiaux sont aujourd’hui exploités à un niveau biologiquement non durable. C’est-à-dire qu’on en prend plus que la nature ne peut en reconstituer. 🐟
Un tiers des océans vidés de leurs poissons
Depuis le milieu du XXe siècle, les captures mondiales ont été multipliées par cinq. Les chaluts de fond raclent les fonds marins en détruisant coraux, herbiers et faune benthique. Les prises accessoires — tortues, dauphins, requins capturés involontairement — représentent parfois 40 % du total, rejetées mortes à la mer.
Les gouvernements versent chaque année environ 35 milliards de dollars en subventions à l’industrie de la pêche, finançant directement la surcapacité de la flotte.
La pêche illégale : un fléau invisible
La pêche illicite, non déclarée et non réglementée représente entre 20 et 50 % des captures mondiales. Des flottes fantômes pillent les eaux territoriales des pays pauvres, privant des millions de petits pêcheurs locaux de leurs ressources.
Effondrements historiques
En 1992, le Canada a dû instaurer un moratoire d’urgence sur la morue de Terre-Neuve. Trente ans plus tard, le stock n’a toujours pas récupéré. Le thon rouge de l’Atlantique, les anchois du Pérou : les exemples d’effondrements sont nombreux et documentés.
Les solutions qui marchent
- Quotas scientifiques stricts — Islande, Norvège, Nouvelle-Zélande ont restauré des stocks condamnés.
- Aires marines protégées — augmentent de 20 à 30 % les captures dans les zones environnantes.
- Label MSC (Marine Stewardship Council) — guide les consommateurs vers une pêche durable.
- IA et satellites — Global Fishing Watch détecte la pêche illégale en temps réel.
